Compte-rendu de la rencontre du 28 avril 2009
Invités : Anne-Marie Côté, intervenante de la Maison Élizabeth Fry
Détenue de la Maison Élisabeth-Fry et son enfant
Nombre de membres présents : 10
Préambule : Nous connaissons plus le monde des détenus mais très peu le monde des femmes incarcérées. C’est pour avoir un aperçu de ce monde fermé que nous avons reçu une intervenante de la Maison Élizabeth Fry et une détenue présentement en transition avec son enfant.
Résumé de la rencontre : C’est avec une grande surprise que nous accueilli la maman en détention et son petit bout de chou de 2 ans. Il ne nous était pas passé à l’esprit qu’on pouvait garder la garde de son enfant en détention. Nous avons appris qu’effectivement, les détenues qui ont des enfants de moins de 5 ans peuvent, sous certaines conditions, avoir leur enfant hébergés avec eux. L’absence de délit en rapport avec les enfants est bien sûr une condition pour avoir ce privilège. En voyant le garçonnet s’amuser et rire, on ne le différencie pas de tous les autres enfants grandissant à l’extérieur!
Anne-Marie Côté nous a présenté la Maison qui accueille une trentaine de détenu(e)s avec ou sans enfant. La plupart des détenu(e)s n’en ont toutefois pas avec elle lors de leur séjour. Il n’y a que deux maisons de transition pour femme au Québec. Comme les prisons! Les délits les plus fréquents pour les femmes sont le vol et le trafic de stupéfiants.
Les détenu(e)s doivent suivre comme chez les hommes des règles d’habitation et des règles dictées par la maison de transition; couvre-feu, respect des autres, démarches de réinsertion, etc.
La détenue nous a parlé de l’atmosphère de la détention féminine. Il y a bien sûr des groupes et des magouilles tout comme chez les hommes. Il y a aussi des actes de violence mais ce n’est pas chose courante. L’établissement a une section pour les détenu(e)s avec enfant séparée des autres. Une aire de jeux y est aménagée. Lorsque l’enfant fréquente une garderie ou a des rendez-vous, il y est reconduit comme un enfant normal.
La détenue avait connu l’emprisonnement dans d’autre pays et n’avait que de bons mots pour le système carcéral québécois. Nous avons appris que dans certains pays, les détenu(e)s doivent payer pour leur repas et que les conditions d’hygiène et de détention y sont atroces; surpopulation dangereuse, maladies, etc.
Ce fut une rencontre très instructive. Nous remercions l’intervenante Anne-Marie Côté de son ouverture et la détenue et son fils d’avoir participé à notre souper communautaire.
