Compte-rendu de la rencontre du 4 novembre 2008

 

 

Invité : M. Thibault

             Intervenant d’Option-Vie et détenu sentencié vie

 

 

Nombre de membres présents : 9 personnes

 

Préambule : M. Thibault porte le chapeau non seulement d’intervenant mais aussi de détenu sentencié vie. Il purge maintenant sa peine dans la collectivité en facilitant et en encadrant la sortie des murs des détenus sentenciés vie. Il est venu à notre souper communautaire pour nous donner un regard de l’intérieur des murs de la prison.

 

Résumé de la rencontre : M. Thibault n’est pas un détenu comme les autres. Il est d’une facilité d’approche et cela malgré le crime violent qu’il a commis. Il nous a expliqué son parcours de détenu et les étapes psychologiques qu’il a vécues en prison. Gilles nous a parlé de la tension qui existe entre détenus et des moyens d’assurer sa sécurité et son intégrité. Il a pu nous donner beaucoup d’informations sur les tractations juridiques qui se déroulent tout au long du procès, de la détention et de la condamnation. M. Thibault a mis en lumière le flou qui est maintenu parfois volontairement par le détenu avec ses proches et les luttes d’intérêts qui s’en suivent. Il nous a aussi détaillé son évasion et sa réintégration dans le système carcéral. Ce fût un moment fort de la rencontre car cette évasion plus qu’ingénieuse est également plus qu’inhabituelle. Il nous a parlé du processus de libération conditionnelle et des mécanismes d’appel et de représentation que fait l’équipe d’Option-vie à cette étape. Ce souper fût particulièrement apprécié par les participantes. M. Thibault n’a pas mis de gants blancs pour disséquer le monde carcéral et les manigances des détenus et du système correctionnel. Il a donné un portrait percutant de ce monde clos qui en déstabilise et dévaste plus d’un.

Compte-rendu de la rencontre du 14 octobre 2008

 

 

Invitée: Mme Latour,

             Agente d’engagement du communautaire, Service correctionnel canadien

 

Nombre de membres présents : 5 personnes

 

 

Préambule : Mme Latour travaille pour le Système correctionnel depuis de nombreuses années. Elle a occupé divers postes dans l’institution et est une partenaire de Relais Famille depuis de nombreuses années. Nous l’avons convié à notre souper communautaire pour qu’elle puisse informer nos familles sur le système correctionnel et répondre à leurs multiples questions.

 

 

Résumé de la rencontre : Mme Latour nous a dressé le portrait de ce qui l’a amenée à s’engager dans le monde carcéral. Elle nous a ensuite parlé de fonctionnement interne des prisons et des multiples démarches pour les proches et familles de détenus. L’évaluation familiale a suscitée beaucoup de questions car cette étape a été vécue et sera vécue par la majorité de nos familles. Nous avons posé des questions pour des familles membres qui n’ont pu être présentes à la rencontre. Elle nous parlé de sa vision de l’incarcération et nous a apporté un regard interne du milieu carcéral. Mme Latour nous a laissé une foule d’informations, de ressources et un beau positivisme face à parcours du combattant qu’est celui des proches et familles des détenus. Elle a également invité nos membres à la rejoindre si d’autres questions se posaient.

 

 

 

 

 

Compte-rendu de la rencontre du 12 août 2008

 

Invités : Christiane Comouth, Psychologue et Cindy Thonus, intervenante sociale

              Œuvre à la prison de Liège, Belgique

 

 

Nombre de membres présents : 9 personnes

 

 

Préambule : C’est dans un esprit de connaissance et de partage que nos deux invités ont contacté Relais Famille. Elles œuvrent toutes deux avec les détenus de la prison de Liège en Belgique. Ces intervenantes se sont intéressées aux systèmes carcéraux provincial et fédéral du Québec et ont entrepris les démarches pour venir y faire un séjour de plaisance et de recherche. Elles ont connu notre organisme par le biais d’internet et souhaitaient découvrir les différents acteurs gravitant autour des détenus et de leur famille.

 

Résumé de la rencontre : Après avoir pris des informations sur le fonctionnement de notre ressource et nos services, elles nous ont présenté sommairement le fonctionnement du système carcéral belge. Nous avons constaté les multiples différences au niveau de l’approche qui, ici, préconise la réinsertion des détenus, tandis qu’en Belgique, ils ne font que du « temps ». Nos détenus québécois fédéraux ont accès à de multiples programmes lors de leur incarcération : toxicomanie, gestion de la colère, arts, prévention  du suicide, etc. Les détenus Belges ont quant à eux très peu de programmes et il n’est pas si fréquent qu’ils n’aient pas recours à des psychologues. Leur sortie n’est pas préparée tant au niveau de l’emploi, du logement, de la collectivité, de leur famille, etc. C’est toute une différence avec ici car les détenus ont des évaluations familiales, des programmes d’employabilité, des maisons de transition. Dans le cadre de leur travail, Christiane et Cindy tentent d’intégrer la famille dans le cheminement du détenu. Peu de services abordent cette problématique mais c’est dans cette optique que nos invités venaient nous visiter et s’informer. Elles écriront ensuite un rapport de leurs diverses rencontres en sol québécois. Elles espèrent en tirer un projet novateur qui contribuera à améliorer la compréhension des besoins des personnes incarcérées et de leur famille. Nous leur souhaitons bonne chance et restons en contacts pour les suites.

 

Voici le calendrier des activités de Relais Famille pour l'automne 2008. Les activités de Relais sont gratuites, suffit d'être membre de l'organisme. N'hésitez pas à nous contacter pour toutes questions.

Au plaisir!


Août

 

5     Souper communautaire 

12   Souper communautaire avec invités de Belgique

19   Souper communautaire

 

 

Septembre

 

2     Comité maison, 10e anniversaire et Souper communautaire

9     Atelier d’écriture et Souper communautaire

16   Souper communautaire soulignant les anniversaires

23   Atelier d’écriture

30   Assemblée générale annuelle

 

Octobre

 

7     Atelier d’écriture et Comité maison 10e anniversaire et Souper communautaire

14   Souper communautaire avec invitée Hélène Latour, agente communautaire SCC

21   Atelier d’écriture et Souper communautaire soulignant les anniversaires

28   Fête Halloween et Souper communautaire

 

Novembre

 

4    Atelier d’écriture et Souper communautaire avec invité Gilles Thibault, Option-Vie

11  Comité maison et Souper communautaire

18   Atelier d’écriture et Souper communautaire soulignant les anniversaires

25   Souper communautaire avec invitée Josée Simard, Intervenante à Dollard-Cormier

 

Décembre

 

2     Atelier d’écriture et Souper communautaire avec invité

       Laurent Champagne, Aumônier

9    Fête de Noël et 10e anniversaire

16   Souper communautaire soulignant les anniversaires



Bonjour et bienvenue sur le blog de Relais Famille


Vous êtes peut-être atterri sur le blog de l'organisme car
vous êtes vous-même concerné
par laproblématique de l'incarcération
même si ce n'est pas vous qui êtes derrière les barreaux.

Il est très difficile pour les proches des détenu(e)s d'être confrontés à cette situation pour le moins particulière. Outre l'adaptation difficile aux multiples contraintes et responsabilités qu'incombent aux proches des détenu(e)s, ces gens vivent l'éloignement et l'inquiétude pour le ou la détenu(e).

Aussi, certaines familles s'isolent malheureusement
de leur entourage et de leur milieu de travail
pour vivre en silence cette situation.

VOUS N'AVEZ PAS CHOISI CETTE SITUATION.
VOUS N'EN ÊTES PAS RESPONSABLE.
IL N'EST PAS MAL D'AIMER UN(E) CONDAMNÉ(E).

Relais Famille est présent en soutien à ces gens pour qu'ils puissent vivre au mieux cette situation difficile.
Nous aidons les proches et les familles que ce soit par le bias de l'intervention téléphonique, de rencontres individuelles, de soupers communautaires où les familles peuvent partager ensemble.

N'hésitez pas à communiquer avec nous.
Nos actions couvrent tout le Québec grâce à notre ligne sans frais.

Au plaisir d'avoir de vos nouvelles.


L'équipe de Relais Famille


(514)  272-5737
1-877-272-5737
relaisfamille@videotron.ca

Le projet Machinabulles

Le projet Machinabulles se caractérise par la mise en œuvre d’activités pédagogiques, éducatives et ludiques offertes aux enfants âgés entre 6 et 12 ans dont un des parents est incarcéré. Nous souhaitons  accompagner l’enfant dans cette situation en lui offrant un lieu d’appartenance où il pourra s’exprimer librement

Nous souhaitons ainsi fournir à l’enfant, de l’information qu’il demande et l’accompagner à développer ses capacités à prendre des décisions  dans le respect de valeurs morales.  Nous croyons que ces rencontres l’aideront à vivre mieux la situation et l’aideront à poursuivre sont développement dans les autres sphères de sa vie.

Impacts possibles de l’incarcération sur l’enfant :

Perte d’un lien affectif significatif.
Développement de pensées imaginaires (sur la vie du parent et le lieu où il héberge)
Craintes constantes pour le parent incarcéré et pour sa famille.
Isolement, il ne peut parler avec les autres enfants de sa réalité. (Préjugés sociaux)
Idéalisation du parent absent et des comportements criminels. (5 fois plus à risque de développer de la délinquance.)
Symptômes physiques : perte d’appétit, insomnie, énurésie, peurs démesurées…
Troubles de comportement, agitation.

 

Nous pouvons l’aider à sortir de sa bulle…….. 
Et qui sait, faire envoler ses rêves…

 

 

La culpabilité n'est pas une émotion en soi. C'est une expérience mixte qui comprend des sentiments, mais pas toujours ceux qu'elle laisse supposer. C'est pourquoi il est nécessaire d'examiner soigneusement son contenu si on veut s'informer précisément de ce que l'on vit.

Il y a la bonne culpabilité et la mauvaise culpabilité. C'est comme pour le cholestérol, l'une est saine, l'autre malsaine! Vous trouverez ci-dessous la description de ces deux expériences émotives.

La culpabilité saine

Un exemple

Impulsivement, emportée par ma colère devant le fait que mon ami m'a fait faux bond, je lui lance une série d'insultes. Mon attaque vengeresse a porté fruit: il est atterré et profondément blessé. Je suis dans tous mes états, la culpabilité m'envahit.


Qu'est-ce que c'est ?

C'est l'expérience que je vis quand je pose délibérément un geste qui est en désaccord avec mes valeurs. La culpabilité saine suppose toujours deux choses:

1.  que j'aie dérogé à mes valeurs et standards

2.  et que j'avais le choix de le faire.

Le fait que mon expression soit impulsive n'enlève pas le caractère libre de mon action. La colère ne m'a pas emportée. Je me suis laissée entraîner par ma colère.


À quoi ça sert ?

Ma culpabilité est un terme générique recouvrant un ensemble d'émotions. Je suis en colère contre moi d'avoir outrepassé mes principes. Je n'admets pas de blesser injustement et je viens de le faire. Je m'en veux aussi d'avoir cédé à l'impulsion. En outre, j'ai de la peine d'avoir fait mal à mon ami que j'aime. Je le regrette, car il ne mérite pas un tel traitement.

L'action que j'ai posée a créé un déséquilibre en moi. Ce déséquilibre consiste essentiellement en un désaccord avec moi. La culpabilité m'indique donc que j'ai été infidèle à moi-même dans une situation où j'avais le choix d'être fidèle à moi.

La culpabilité-camouflage

Nous avons présenté la culpabilité saine. Nous présentons maintenant l'autre forme de culpabilité, celle qui est malsaine. La désigner par le terme "camouflage" donne immédiatement un aperçu de ce qu'elle a de malsain.

Un exemple

Ma soeur désire fortement nous accompagner, mon ami et moi, pour nos vacances annuelles. Elle vient de se séparer et je la sais fragile. J'aime beaucoup ma soeur et trouve difficile de refuser sa demande car elle sera très déçue. Par contre, je nous imposerais un gros sacrifice à mon ami et à moi en l'invitant à partager nos vacances. Je me trouve égoïste et je me sens coupable.


Qu'est-ce que c'est ?

C'est un déguisement de mon refus d'assumer mes propres désirs, sentiments ou choix. Dans l'exemple, je sais ce que je veux mais je ne le porte pas.

Pourquoi la considère-t-on comme une émotion mixte
? Parce qu'elle contient plusieurs émotions dont certaines sont habilement masquées. Dans cette culpabilité on trouve généralement de la colère, de la peur et parfois de la peine. Colère contre le fait de devoir porter ce que je vis; colère contre celui que je tiens responsable d'être dans la situation de prendre une position que je trouve difficile à prendre; peur d'afficher mes priorités; peur des conséquences de mon choix; peur de montrer ma colère; peine à l'idée de décevoir...


À quoi ça sert ?

1. À éviter d'assumer mes actes

La culpabilité diminue à mes yeux ma responsabilité dans le choix que je ferai. Mon action est moins grave car je la pose "à regret". Dans l'exemple ci-haut, j'ai moins l'impression d'être égoïste si je me sens coupable. J'obtiens donc grâce à mes yeux. Dans certains cas, sous prétexte de culpabilité, je n'agis tout simplement pas.

2. À neutraliser la réaction de l'autre

Si j'avoue que je pose un geste avec culpabilité, l'autre devrait m'en tenir moins rigueur. L'aveu de ma culpabilité est donc une manière de manipuler pour diminuer les conséquences de mon geste.

La culpabilité-camouflage a remplit souvent les deux fonctions à la fois: me donner bonne conscience et contrôler la réaction de l'autre. Elle est pernicieuse parce c'est un subterfuge pour éviter de s'assumer.

 

Pour en savoir plus:

La puissance des émotions
Par Michelle Larivey

Éditions de l'Homme, 2002
ISBN 2-7619-1702-2
334 pages, 26.95 $can

Préface Jacqueline C. Prud'homme, ts
psychanalyste, thérapeute familiale

 

 

 

 

Chantiers revue des fils de la charité  n◦145 avril 2005

 

Personne ne t'a condamnée!

 

Claude, aumônier de prison, a créé une structure d'accueil pour les familles affectées par l'incarcération d'un des leurs.

Les souffrances des familles de détenus

Durant la dizaine d'an­nées où j'ai exercé mon ministère dans une pri­son de Montréal, j'ai bien souvent été sensibilisé aux impacts de l'incar­cération sur les familles des prisonniers, sur la vie des personnes qui leur étaient les plus proches.

Par exemple, j'ai constaté certains jours que les visiteurs éprouvaient un fort malaise à venir rencon­trer les leurs en prison parce qu'ils devaient endurer de la part de certains membres du personnel l' arro­gance et le mépris accordés pmfois à la population carcérale elle-même. Il arrivait aussi qu'un gars me parle de sa mère qui, au cours de longues années, avait fait comme lui la tournée des établissements du Québec pour lui rendre visite. Ou bien, d'autres me montraient une photo d'enfant, me dévoilant ce qu'ils affirmaient être leur seule raison de survivre, de ne pas s'enlever la vie. Il arrivait également que des mères ou des conjointes communiquent avec l'aumônier, découragées du comportement de leur homme et ne sachant plus comment faire face à la situation. Il y avait ces jours où j'étais heurté par l'attitude de prisonniers qui traitaient leurs conjointes avec violence, s'accordaient le droit de contrôler leurs allées et venues et les mettaient à leur service de façon narcissique, se percevant eux­ mêmes comme des victimes auxquels tout était dû. Et puis, il y avait ces heures terribles où il fallait annoncer la mort par suicide du conjoint ou du fils.


To

 


To


To

us ces signaux enregistrés semaine après semaine, et parfois intensément ressentis m'ont pro­voqué à penser que les proches des personnes incar­cérées vivaient une situation particulière qui appelait une aide pm1iculière, un soutien spécifique.

 


Naissance de Relais Famille
 

 Au service de la pasto­rale où je partageais la tâche avec une autre per­sonne, nous n'avions ni le temps ni les énergies nécessaires pour nous impliquer avec les familles. D'ailleurs, nous aurions pu difficilement nous impli­quer comme confidents et accompagnateurs des uns et des autres. Nous nous sentions impuissants face à cette souffrance. De là est né, tout naturellement, le désir de m'engager en faveur des familles des pri­sonniers le jour où je prendrais ma retraite.  

Lorsque Relais Famille a vu le jour à l'automne 1998, il n'existait au Québec aucun autre organisme qui soit intégralement et exclusivement destiné aux proches des personnes incarcérées. Et c'est le cas, encore aujourd'hui. L'entreprise demeure modeste; elle n'a vécu jusqu'à maintenant que de contribu­tions financières privées, provenant principalement de communautés religieuses. Elle a profité du travail d'une employée à temps plein, ou de deux personnes à temps partiel, et de l'engagement d'un petit groupe de personnes bénévoles. Relais Famille vient de recevoir une première subvention (non récurrente) de l'État, et déploie beaucoup d'efforts à la pour­suite d'un financement public régulier qui atteindrait 60 % de son budget.

Malgré l'incertitude chronique qu'elle a assumée
quant à son avenir, l'intervention s'est précisée peu à peu. Une pratique s'est développée. Une expérience s'est acquise.

Ici on ne sent pas le poids de la honte

À l'endroit de sa popula­tion-cible Relais Famille se définit comme un groupe d'entraide, tout autant qu'un service: Relais Famille veut favoriser la survie, le bien-être, la croissance des personnes et des familles affectées par l'incarcération d'un(e) des leurs.  

 Relais Famille veut permettre aux personnes de sortir de r isolement en leur fournissant un lieu d'écoute, de support et d'entraide: assistance télé­phonique et rencontres diverses.  

Relais Famille veut leur donner l'occasion de par­tager leurs forces, leurs talents et leurs expériences.

Relais Famille veut leur offrir une socialisation positive par des activités diversifiées.

Relais Famille veut aussi favoriser la réinsertion sociale éventuelle des proches qui sont actuellement incarcérés.

Dans le témoignage des personnes qui ont che­miné avec le réseau de Relais Famille, il y a une constante qui revient infaimblement: «On trouve ici du monde qui ne nous juge pas, on ne sent pas ici le poids de la honte. »

 Quelle joie j'éprouve, quant à moi, lorsque je constate que, par mon implication avec les autres dans Relais Famille, j'ai pu contribuer à soulager quelqu'un du fardeau de la honte, d'un jugement qui n'a pas sa raison d'être.

 

 

 

Le regard des autres qui fait mal

 

 

 

Les drogues dans les prisons : une situation dangereuse

Guide du visiteur

Le Service correctionnel du Canada (SCC) s'est engagé à assurer la sécurité de ses établissements, de ses employés et des collectivités.

Les visiteurs ont un rôle important à jouer afin d'arrêter l'entrée des drogues dans nos établissements.


À quoi dois-je m'attendre quand
j'entre dans un établissement ?

Lorsque vous entrez dans un établissement fédéral, on vous demande de signer un registre et de déposer vos effets personnels dans un casier. Tout ce que vous apportez avec vous doit passer par l'appareil de radioscopie et parfois par le détecteur ionique pour déceler des traces de drogue. Vous êtes ensuite invité à passer par le détecteur de métal. Il y a également un chien détecteur de drogue dans chaque établissement; vous en verrez peut-être un à votre arrivée.

Nous sommes conscients que les mesures prises pour empêcher l'introduction d'objets interdits dans les établissements sont désagréables et peuvent être perçues comme une accusation personnelle. Il n'en est rien. Ces mesures sont nécessaires pour protéger la santé et assurer la sécurité des détenus et du personnel.

Près de 80 p. 100 des délinquants qui arrivent dans un établissement fédéral souffrent d'un problème de toxicomanie. En fait, plus de la moitié d'entre eux étaient sous l'influence d'une substance intoxicante lorsqu'ils ont commis le crime à l'origine de leur incarcération.


Le comportement des détenus a des répercussions sur la collectivité

La toxicomanie nuit à la réadaptation des détenus : elle contribue à leur comportement criminel. Lorsqu'ils sont incarcérés, les délinquants suivent des programmes conçus pour réduire le risque de récidive. Les détenus qui continuent à consommer de la drogue ou qui s'impli-quent dans les activités liées à la drogue, ne participent pas toujours pleinement à ces programmes. Ceci peut avoir des répercussions sur leur comportement lorsqu'ils sont remis en liberté.

De plus, les détenus qui consomment de la drogue risquent aussi de nuire à leur santé et à celle d'autres personnes. En effet, les échanges de seringues et l'utilisation de tubes de verre pour inhaler de la drogue augmentent les risques de contracter et de propager des maladies infectieuses comme l'hépatite et le VIH/SIDA. Une fois en liberté, les détenus peuvent contaminer leurs proches et les membres de la collectivité.


La drogue met les détenus en danger

La drogue coûte extrêmement cher en prison. Son prix peut dépasser cinq fois le prix de la rue. Elle devient une source de pouvoir, d'influence criminelle et une monnaie d'échange. Des détenus peuvent agresser d'autres détenus pour avoir de la drogue. Ils peuvent aussi échanger leurs effets personnels contre de la drogue. De nombreux incidents de violence sont attribuables au commerce de la drogue, et certains détenus doivent être placés en isolement pour leur propre protection ou comme mesure disciplinaire.


Quelles mesures prenons-nous ?

Notre stratégie antidrogue vise à réduire :

L'approvisionnement en drogues – Nous utilisons des techniques et du matériel à la fine pointe de la technologie, y compris des détecteurs de métal, des détecteurs ioniques et des chiens détecteurs, pour identifier les personnes qui tentent d'introduire illégalement de la drogue dans les établissements. Si vous êtes surpris à faire entrer illégalement de la drogue dans un établissement, des accusations pourraient être portées contre vous par la police locale et, si vous êtes condamné, le juge pourrait vous imposer une peine d'emprisonnement ou une lourde amende. L'introduction d'objets interdits peut entraîner une suspension ou une restriction de vos visites et retarder la libération du détenu que vous visitez.

Nous fouillons aussi régulièrement les cellules, les immeubles, les lieux et les détenus. Nous avons mis en place un programme dans le cadre duquel nous demandons, au hasard, à des détenus de fournir un échantillon d'urine, qui est soumis à un test de dépistage. Les détenus qui possèdent de la drogue ou qui se droguent peuvent être accusés d'avoir commis une nouvelle infraction, être transférés dans un établissement à sécurité plus élevée et perdre certains de leurs privilèges. Les possibi-lités d'obtenir une mise en liberté sous condition peuvent aussi être affectées.

La demande de drogues – Nous offrons aux détenus des programmes efficaces de lutte contre la toxicomanie pour les aider à se libérer de leur dépendance. Nous avons aussi créé des unités spécialisées pour les détenus déterminés à adopter un style de vie exempt de drogue. Nous offrons également un programme de traitement d'entretien à la méthadone aux détenus qui consomment de l'héroïne.

Nous aidons les délinquants à vivre sans drogue lorsqu'ils retournent dans la collectivité en liberté sous condition.


Exerce-t-on des pressions sur vous ?

Parfois, des détenus obligent des personnes à introduire illégalement de la drogue dans les établissements, en usant de manipulation, de menaces, de violence et de chantage.

Si on vous menace ou si on essaie de vous influencer pour que vous apportiez de la drogue à un ami ou à un membre de votre famille, nous pouvons vous aider. Notre personnel est très bien formé et très qualifié. Vous pouvez vous adresser à nous et nous pouvons prendre des dispositions pour assurer votre protection dans la collectivité.

Si la personne à qui vous rendez visite est menacée, nous pouvons lui assurer une meilleure protection dans l'établissement ou la transférer dans un autre. Nous pouvons porter des accusations contre les détenus qui menacent et nous pouvons les transférer dans un établissement à sécurité plus élevée.


De quelle façon pouvez-vous nous aider ?

Vous pouvez nous aider à faire des prisons des endroits plus sûrs pour vous et pour les personnes à qui vous rendez visite en vous adressant au personnel du SCC en cas de problème.

Si vous avez besoin d'aide, n'hésitez pas à communiquer avec nous. répertoire des installations nationales. 

Correctional Service of Canada - Service correctionnel du Canada

Visites familiales privées

No de cat PS84-1/2004
ISBN 0-662-68196-7
La présente brochure est distribuée à titre d'information seulement. Toute interprétation de nature juridique doit être fondée sur la loi.

 

Note : Dans le présent dépliant, le générique masculin est utilisé sans aucune discrimination et dans le seul but de faciliter la lecture.

Les visites familiales privées (VFP) ont été mises sur pied par le Service correctionnel du Canada afin d'encourager les détenus à rétablir et à maintenir des liens avec leur famille et la collectivité, afin de faciliter leur réinsertion sociale et de réduire les effets négatifs de l'incarcération sur les relations familiales. Les VFP représentent plus qu'une simple visite conjugale, car elle vise à accroître la capacité du détenu à poursuivre son plan correctionnel.

Lorsqu'ils satisfont à certains critères, les détenus peuvent avoir accès à des unités spéciales situées dans l'enceinte d'un établissement correctionnel. La plupart des unités comportent deux chambres et une aire regroupant la cuisine et le salon.

LA DURÉE ET LA FRÉQUENCE

Normalement, la fréquence et la durée maximales des visites familiales privées sont de 72 heures une fois tous les deux mois. Toutefois, le directeur de l'établissement peut, s'il le juge à propos, en modifier la fréquence ou la durée selon la disponibilité des unités et le nombre de détenus y participant.

ADMISSIBILITÉ DES DÉTENUS

Tous les détenus sont admissibles aux visites familiales privées sauf ceux :

a) dont l'évaluation démontre qu'ils risquent en ce moment de se livrer à des actes de violence familiale;
b) qui bénéficient de permissions de sortir sans surveillance pour maintenir des liens ou des rapports avec la famille;
c) qui sont incarcérés dans une unité spéciale de détention, ou encore en attente d'un transfèrement vers cette unité ou d'une décision à cet égard.

ADMISSIBILITÉ DES VISITEURS

Les membres de la famille admissibles à participer au programme sont les suivants : le conjoint, le conjoint de fait*, les enfants, le père et la mère, les parents nourriciers, les frères et sœurs, les grands-parents et les personnes avec lesquelles, de l'avis du directeur de l'établissement, le détenu a un lien familial soutenu, en autant qu'aucune des personnes citées ci-dessus ne soient des détenus. Les détenus ne sont pas admissibles à participer aux visites familiales privées avec d'autres détenus.

* On entend par conjoint de fait une personne qui, au moment où le détenu a été condamné, vivait avec lui depuis au moins six mois, était considérée dans leur collectivité comme étant partenaire et manifestait l'intention de continuer à vivre en permanence avec lui, même s'ils n'étaient pas mariés. Il incombe au détenu ou au visiteur de prouver qu'ils vivaient en union de fait depuis au moins six mois avant l'incarcération.

LA MARCHE À SUIVRE

À la réception d'une demande de participation à la visite familiale privée, on informe le détenu des conditions d'admissibilité et de participation.

Les visiteurs seront également informés des règlements régissant la VFP avant le début de celle-ci.

Suite à la demande du détenu, des responsables examineront son dossier et une évaluation de tous les visiteurs prévus sera effectuée. Un agent de libération conditionnelle en poste dans la collectivité rencontrera chacun des visiteurs potentiels et formulera une recommandation.

RESPONSABILITÉS DES VISITEURS

Il incombe aux visiteurs d'arriver à l'établissement à l'heure prévue et d'assurer leur propre moyen de transport.

L'établissement fournit la nourriture pendant la visite; toutefois, les frais des repas fournis aux visiteurs doivent être payés par le détenu ou ses visiteurs. Les visiteurs doivent préalablement faire parvenir les fonds au détenu à l'établissement.

Le détenu devra rembourser tous les dommages infligés à l'unité pendant la durée de la visite.

Il incombe au détenu et à ses visiteurs de nettoyer l'unité à la fin de la visite. L'agent responsable inspectera l'unité à la fin de chaque visite.

LA VISITE

Avant de participer à une visite familiale privée, les visiteurs sont informés des objets ou articles qu'il est interdit d'introduire sur le terrain de l'établissement. Ils, ainsi que leurs effet personnels, feront l'objet d'une fouille minutieuse. Toute tentative d'introduction d'un objet interdit peut se solder par la perte du privilège de la visite familiale privée et peut entraîner des poursuites judiciaires contre le visiteur pris en faute.

Il incombe en dernier ressort au personnel de l'établissement de déterminer quels articles (par exemple les jouets) sont autorisés dans les unités réservés aux visites. Les objets non autorisés seront gardés en consigne pendant la durée de la visite. Voici des exemples des articles qu'il ne faut pas apporter à l'établissement au cours d'une VFP :

les vernis à ongle et dissolvant;
la colle;
les fixatifs et les teintures pour les cheveux

Chaque unité de visite est munie d'un téléphone en liaison directe avec un poste de contrôle de la sécurité de l'établissement. Cela permet en tout temps la communication dans les deux sens.

Durant la visite, le personnel entre en contact régulièrement avec le détenu et ses visiteurs afin de veiller à leur sécurité. Un avis préalable est normalement donné, et cela doit être fait de manière à respecter le plus possible l'intimité de la famille.

Au terme de la visite, les visiteurs font l'objet d'une fouille où l'on examine également leurs effets personnels. Ils peuvent alors récupérer tout article déposé en consigne.

LES RÈGLEMENTS

Une visite peut prendre fin à tout moment, si les visiteurs ou le détenu le demandent. Le personnel de l'établissement peut aussi y mettre un terme s'il estime cette mesure nécessaire pour la sécurité de l'établissement, du détenu et/ou des visiteurs.

La visite peut être suspendue si l'on croit qu'elle risque de compromettre la sécurité de l'établissement ou de quiconque, ou qu'un acte criminel a été planifié ou commis; toutefois, le détenu et les visiteurs sont avisés par écrit des motifs de toute décision prise à cet égard et ont l'occasion de présenter leur version des faits.

S'il est reconnu coupable d'avoir commis une infraction impliquant un membre de sa famille durant une visite familiale privée, ou pour avoir introduit des objets interdits dans l'établissement à la faveur de la VFP, le détenu se voit privé de son privilège de visite familiale privée pendant une période fixée par le directeur, en tenant compte de la nature de l'infraction.

La violence familiale n'est en aucune façon tolérée par le Service correctionnel du Canada. Certaines formes de violence familiale constituent des actes criminels et seront traitées comme tels. D'autres formes de violence familiale, dont on soupçonne l'existence ou qui se produisent pendant les visites privées, seront signalées en vertu de diverses lois provinciales.

Les infractions mentionnées ci-dessus peuvent donner lieu à des accusations au criminel.

L'unité des visites familiales privée sera inspectée chaque jour par l'agent responsable et les détails de cette inspection seront enregistrées. Les buts de ces inspections sont :

d'assurer la présence et le bien-être des visiteurs;
de surveiller l'entretien des installations;
d'offrir de l'aide s'il y a des problèmes relatifs aux installations, aux fournitures, etc.;
de faciliter les demandes relatives à la présence d'autres personnes comme l'aumônier.

LE SUIVI

L'agent responsable doit, aux fins de suivi, interroger les visiteurs après une visite familiale privée. L'objectif est de relever tout incident inhabituel pouvant être survenu au cours de la visite et d'évaluer tout changement ou avantage chez le détenu à la suite de sa participation à la VFP. Si on soupçonne qu'il y a un problème, un rapport indiquant les résultats de l'entrevue sera acheminé à l'agent responsable du cas, qui mènera une entrevue de suivi avec le détenu et les visiteurs au besoin.

 

Calendrier

Décembre 2014
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus